13 juin 2009
Lettres sup' !
Proposition d'admission
| Vous avez accepté définitivement la formation : Louis Le Grand (Paris) - Lettres - sans internat - voeu n° 3 . Conformez-vous à présent aux instructions données par l'établissement (rubrique "message de l'établissement"). |
01 juin 2009
Humeur
31 mai 2009
Pataclopage
Petite note pour dire que j'ai vu, hier soir, le nouveau film de Pedro Almodovar, que c'était parfait, tendre, triste, piquant, ironique... Les acteurs sont tous très bons et Penelope Cruz est toujours aussi belle et sensuelle, ce qui ne gâche rien.
Je détaillerai tout ça un peu plus tard...
A part ça, je suis épuisée. Je n'ai pas mangé depuis hier matin mais je n'ai toujours pas faim. Les glaces "à boire" du macdo sont immondes. J'ai des courbatures. Je m'inquiète pour une fille que je connais à peine. J'ai retrouvé "virtuellement" cette même fille après le ciné, hier soir, et j'ai dépassé la fragile limite. Limite, sans doute franchie parce que Etreintes brisées donne envie de rentrer chez soi, de retrouver celle ou celui qu'on aime et de chuchoter un : "je t'aime,mon amour".
Je file au Parc Astérix pour la journée et j'enchaîne avec une soirée "révisions-mathesques" !
Bonne journée !
29 mai 2009
Mère à vendre. Qui n'en veut?
Moi, gentille : "Maman, tu as invité couple n°1 et couple n°2 le 20, mais euh c'est la semaine où je passe le bac...J'aurais aimé un peu de calme."
Ma mère, en hurlant : " On ne fait jamais rien, on n'invite jamais personne, pour UNE fois ! "
Moi : "Tu ne peux pas décaler? Ils t'ont dit qu'ils étaient libres tous les samedis du mois..."
Ma mère : " Le 6, je ne peux pas ! Le 13, ta tante vient, le 27, ton frère passe son brevet le surlendemain, et le mois de juillet c'est trop loin !"
Moi : "Je passe le Bac UNE fois dans ma vie ! Le week end d'avant, je voudrais pouvoir me reposer/réviser !!!!"
Ma mère, hurlant de plus en plus : " On ne révise pas à la dernière minute ! Je m'en fous de ton Bac "
Moi : "Et pourquoi le 6, tu ne peux pas ???"
Ma mère : "C'est la kermesse de ta soeur toute la journée !"
Moi : "Ok. J'irai réviser ailleurs."
Ma mère : "Ouais. C'est ça !"
Moralité : Mon Bac passe après le brevet des collèges et une kermesse... Youpi. Je stressais déjà. Maintenant, je suis morte de peur. Sachant que ma mère gueule, hurle, tape dans les murs TOUS les week-end, que même la semaine de l'examen je n'aurai pas droit à un peu de calme...Quelle est la probalité d'avoir mon Bac?
Maintenant,je cherche quelqu'un pour m'héberger le 18 au soir, 19, 20,21 juin..
28 mai 2009
Eternelle insatisfaite
Musicienne : "La Princesse est avec quelqu'un?"
Moi : "Je ne sais pas. Peut-être. Sans doute."
Musicienne : "Ça ne te fait rien???"
Moi : "Si, un peu. Mais on se fait à tout."
Musicienne : "Ok. Tu espérais que ton 20...?"
Moi : " Qu'elle soit fière?
Musicienne : "Mmmm"
Moi : "Oui. Mais elle n'a pas à l'être"
Musicienne : "Ok..."
Un jour, promis, je n'aurai plus besoin que les gens que j'aime soient fiers de mon travail, de moi etc... Un jour !
EDIT : C'est valable pour la Princesse, certes mais aussi mes amis,mes parents, mes profs... ;)
27 mai 2009
Whatever the weather...
Je suis seule. Officiellement et officieusement. C'est la première fois depuis des mois que les deux situations correspondent.
Je suis seule, c'est-à-dire sans la Princesse. J'ai la certitude que cette solitude là durera toujours.
Bien sûr, je sais que je rencontrerai une autre princesse (en minuscules) , que je la trouverai jolie, drôle, intelligente, douce. Bien sûr, j'apprendrai d'autres goûts, je caresserai une autre peau qui aura une autre odeur. Bien sûr, je me sentirai vivante et désirable dans son regard. Bien sûr, je ferai l'amour, encore. Bien sûr, j'aimerai encore.
Mais cette solitude là, l'absence de la Princesse, durera toujours. Je suis persuadée qu'on cumule les absences et les solitudes.
Je suis seule et c'est à la fois bon et triste.
Je suis seule et ne sais pas toujours quoi faire cette solitude.
Je suis seule et la relation charnelle me manque beaucoup.
Je suis seule et j'ai envie de sa bouche.
Je suis seule et la tendresse manque à mon corps.
Je suis seule mais ne veux pas être deux, tout de suite.
J'apprends à être seule.
***
EDIT de 20h44 : Malgré une crise de panique hier soir, j'ai passé mon oral de latin aujourd'hui. La Princesse m'a rassurée...Elle a bullé. Je "viens" d'apprendre officieusement ma note : 20. Les bulles ont fonctionné !
26 mai 2009
Occupée
Depuis dimanche, je sais ce que "préparer une épreuve" veut dire.
Je reviens dès que : - J'ai moins de sommeil en retard
- L'épreuve de latin est passée
- L'épreuve TP de physique est passée
- Le bac blanc d'espagnol est terminé
- Le bac blanc de Physique est achevé !
En gros, je reviens vendredi soir!
21 mai 2009
Antigone
Jeudi dernier, je portais une robe blanche et mes pieds étaient nus. Je jouais Antigone et je me sentais au moins aussi seule que mon personnage.
La Princesse devait venir me voir et puis en fait, non. Melle Sourire ne devait pas venir et puis en fait, oui.
Je sais, ce n'est pas beau de comparer.
J'ai dit des dizaines de fois à la Princesse que "non-vraiment-c'est-pas-grave-si-tu-ne-viens-pas", sur le moment je le pensais, enfin je crois.
Une heure avant la représentation, j'avais entrepris de répéter ma scène avec Ismène et Jolie Prof. Une heure avant la représentation, sur la scène, avant le début de cette fichue répétition, la Princesse m'a annoncé être "dans une phase dépressive". J'ai raccroché très vite et je me suis efforcée de ne pas pleurer, surtout pas. Ismène et Jolie Prof sont arrivées juste après.
J'ai répété. J'ai repris ma scène point par point. Tout allait relativement bien. Et puis, Ismène a voulu la refaire une dernière fois. Alors, on a refait. Et j'ai pleuré en jouant. Jolie prof trouvait ça beau...
Du coup, après je me suis remaquillée vite-vite-vite pendant que mes camarades chantaient L'anamour et Je t'emmène au vent. A partir de là, j'ai espéré. Espéré que la Princesse vienne à l'improviste. Espéré qu'elle se décide. Espéré n'importe quoi, mais quelque chose.
Quand j'ai enfin compris que non, je ne la verrais pas, je fus bêtement jalouse, parce qu'elle est disponible pour les autres mais pas pour moi. Parce qu'elle trouve toujours deux heures pour emmener son ex à l'aéroport/la voir/l'appeler mais pas pour venir me voir au théâtre. Parce que, parce que, parce que.
Je sais, ce n'est pas beau la jalousie.
J'ai fini par jouer. Sans en profiter. Je ne pensais qu'à elle et récitais mon texte. Heureusement, tout le monde a eu la délicatesse de ne pas relever mon manque d'implication ce soir là.
Pour la première fois depuis deux ans, j'ai eu la sensation de jouer seule.
11 mai 2009
Ma vie est follement trépidante
Samedi soir, dans le parc d'un chateau
La petite : "Tu penses à quelqu'un d'autre quand tu couches avec la Princesse?"
Moi : "Non"
La petite : Bon, si ça se trouve, elle,elle pense à son ex quand vous couchez ensemble"
M. : "Mmmm, ça ne m'étonnerait pas"
Moi : Ah ah ah..."Oui, si ça se trouve..."
Cet après-midi, dans un couloir bondé
Prof de théâtre : Melle Philo, tu pourras faire l'ouverture jeudi : distribuer les programmes, placer les gens...?
Moi : Non...
Prof de théâtre : ???
Moi : Si je suis d'ouverture, je vais chercher la Princesse et éventuellement mes parents. Il n'y aura personne. Et je n'ai pas envie de pleurer juste avant de monter sur scène. Je suis désolée.
Prof de théâtre : Tu feras l'ouverture, c'est comme ça et pas autrement.
Moi : ...
Ce soir, sur un forum
Lola : tu espères encore quelque chose avec ton ex?
Moi : Non
Lola : Pourtant tu restes attachée à elle...
Moi : Oui, je suis idiote
Ce soir, dans mon lit
Elle est restée amoureuse de son ex. M'obstiner ne sert à rien. Si je prenais de la distance, j'irais mieux.
Je coupe mon portable, je bloque sur msn, et je prie pour ne pas flancher, une fois encore
10 mai 2009
Je n'est pas une autre
Ma mère a appris que j'aimais les femmes en mars dernier. Elle l'a découvert un peu par hasard à cause d'un billet de train et puis à cause de moi qui ai refusé d'inventer un énième mensonge pour cacher "ça".
Je ne vais pas faire durer le suspens, mon coming-out s'est mal passé. Je m'en doutais, ma mère a des opinions arrêtées, tranchées. Pour elle, tout est blanc ou noir, surtout ses enfants, en particulier moi, l'aînée.
Mes larmes ont peu coulé durant cette "semaine noire". J'ai pleuré le septième jour, devant elle. J'ai abdiqué devant les insultes, le rejet. J'ai rendu les armes devant la perspective d'être à la rue le soir même.
Bien sûr, mes amies, la Princesse et Melle Sourire m'ont soutenue. J'ai été entourée, câlinée, rassurée. Elles ont séché mes larmes. Elles m'ont redonné un poil de confiance en moi, enfin je crois. Elles m'ont permis de tenir, surtout. J'ai compris qu'elles avaient été essentielles lorsqu'un matin, sur le quai de la gare, une fraction de seconde, j'ai songé à me jeter sous l'engin qui "entrait en gare, voie 2. Les voitures de première classe étaient situées au milieu du train" et que j'ai renoncé parce M. m'a serré dans ses bras.
Aujourd'hui ma mère accepte un peu mieux la situation, même si les : "j'aurais voulu avoir une autre fille" restent réguliers. On se fait à tout. J'attends impatiemment la rentrée prochaine. J'attends de pouvoir respirer un peu. Respirer, c'est le mot. Bien que la situation se soit légèrement améliorée, je suis en apnée. Constamment.
Je pensais que j'oublierais vite ce coming-out raté. J'espérais que le chagrin et la peur s'envoleraient peu à peu. Je sais aussi que ça fait à peine deux mois. "Que sur les ailes du temps la tristesse s'envole".
J'ai conscience de tout ça. Mais je reste "traumatisée" (avec beaucoup de guillemets [ou pas ] ) par tout ça. J'en cauchemarde la nuit. J'entends les insultes dans ma tête. J'ai du mal à parler de cette semaine là. En générale, je reste en surface. Je récite des banalités telles que : "ce fut difficile", "elle ne l'a pas bien pris" ou encore "elle a été violente, physiquement et verbalement". Voilà,c'est tout. J'ai tendance à résumer sept jours d'angoisse profonde, celle qui empêche de dormir, celle qui fait vomir, celle qui ôte l'énergie, l'appétit, l'envie.
Actuellement, j'ai toujours envie de pleurer quand je raconte ou quand j'y pense. Je dors toujours moins de quatre heures par nuit. J'ai encore besoin d'entendre qu'on m'aime, comme je suis, ou malgré ce que je suis. Je ne sais plus très bien...
En résumé, ma mère a découvert il y a deux mois que j'aimais les femmes. Depuis deux mois, je suis en miettes.
